La vie est une compil. Chaque jour est une playlist. L'amour est un remix...
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dimanche 13 mai 2012
Semana Tendenciosa (08 au 13/05/2012)
C'est encore imprégné des ambiances andalouses que je suis revenu sous les lumières froides de Bruxelles. La peau toujours chaude. Un peu groggy, saoulé par les lueurs et l'azur. "Vers les Lueurs", c'est justement le titre du dernier et magnifique album de Dominique A. Seule véritable marque du printemps dans cette saison qui n'a jamais été aussi paresseuse que cette année... Et justement, le chanteur était de passage dans le cadre des Nuits Botaniques, vendredi dernier. Je ne pouvais évidemment pas manquer la venue de l'homme qui a réinventé la chanson française, il y a vingt ans déjà.
Tant d'années caractérisées par une intégrité sans faille, une exigence incorruptible et une singularité sans compromis. Pour célébrer le vingtième anniversaire de son premier album, Dominique A choisi de le rejouer dans son intégralité sur scène. "La Fossette" n'est pas un de mes disques de chevet. Minimal, mal produit. Trop hermétique pour moi. Mais il a eu le mérite de balafrer la chanson française comme nul autre disque ne l'avait fait auparavant...laissant une cicatrice nécessaire à une genre qui avait fini par faisander (se souvenir du passage ravageur de Dominique aux Victoires de la Musique en 1996)
Il a révélé une voix capable de fendre les cieux comme ces oiseaux courageux évoqués dans la plus belle chanson de ce premier album. Une voix claire qui se plante dans votre coeur et vous le retourne à coup de mots toujours justes. Morrissey figé dans la glace.
Sur scène, aujourd'hui, la "Fossette" a gardé toute sa grâvité. L'ambiance est lourde et glaciale. Le vieux Casio tout pourri a été avantageusement remplaçé par un magnifique Steinway. Les guitares sont beaucoup moins chétives. Comme Morrissey, encore, Dominique A s'est épaissi. Mais rien n'y fait. Même débarrassé de ses béquilles, et de ses défauts criants, "La Fossette" reste, pour moi, ce disque antipathique dans lequel je n'arriverai jamais à entrer. Je ne suis pas de ces oiseaux là...
Après une courte pause, Dominique revient sur scène "en formation lourde" pour interpréter l'intégralité de son nouvel album. De bout en bout, ce concert est un miracle. D'équilibre d'abord : entre l'électricité féroce des guitares et la délicatesse du quintet d'instruments à vent. Miracle de jouvence ensuite. Si la démarche de reproduire le même soir deux disques que deux décénies séparent révèle le chemin parcouru; elle souligne surtout la façon dont l'artiste a su rester intact et fort.
La scénographie est splendide. Le travail sur les lumières est remarquable et Dominique A trouve toujours le bon ton (souvent drôle) pour introduire des chansons aux thèmes souvent accablants de vérités cruelles.
Et lorsqu'en rappel, l'artiste interprête "Le Sens", les émotions d'une semaine d'intimité et de confidences vous prennent à la gorge... Le grand Brel chantait "Voir un ami pleurer", une chanson qui est souvent revenue me hanter à Los Alcazares... Dominique A est sans doute un des rares artistes actuels à pouvoir lui donner le change.
Un grand concert dont vous pouvez apprécier quelques morceaux choisis ici :
http://www.youtube.com/playlist?list=PL0F175B617AA1B8CA
Pour perpétuer en beauté le souvenir de cette semaine espagnole, je me suis évidemment rué sur le nouvel album de The Gossip, découvert sur la scène du festival S.O.S. 4.8 à Murcia, la semaine dernière.
"A Joyful Noise" est bel et bien le rouleau compresseur pop pressenti. Produit par Brian Higgins ( fondateur du collectif pop Xenomania qui a, entre autre, travaillé avec les Pet Shop Boys pour l'album Yes) le disque est la prolongation naturelle des directions abordées sur le précédent opus "Music for Men". Efficace et disco, la production est un écrin parfait pour la voix de velours enragé de Beth Ditto. Certains titres (l'ultra catchy 'Move in the Right Direction) ne dépareilleraient pas sur un greatest hits de Kylie Minogue. L'album que Madonna a loupé en beauté... Celui qu'on ose même plus espérer de Garbage... Un disque addictif qui devrait squatter le sommet des charts pendant des lustres.
vendredi 11 mai 2012
Semana Tendenciosa [30.04 au 06.05.12]
Et soudain, en pleine chaleur, quatre lettres de néon gigantesques s'embrasent... J'attends ce moment depuis près de 20 ans... Depuis le jour où je découvrais, dans une salle toute modeste de Bruxelles (le Vk, pour ne pas la nommer) le groupe pop le plus flamboyant de son époque.
Ceux qui ont vu Pulp sur scène au sommet de sa gloire (au mileu des années 90) savent que le titre de champions toutes catégories de la "Britpop" (ce courant musical né sur les cendres du madchester sound) n'a jamais appartenu à Blur ou Oasis. Haut la main, Jarvis Cocker a raflé toutes les médailles : bête de scène, brillant songwriter et trublion à l'activisme mémorable (sa "prestation" ridiculisant Michael Jackson aux MTV Music Awards est restée dans beaucoup de mémoires comme le symbole de la lutte contre la médiocrité artistique...)
Mais 20 ans plus tard...la superbe serait-elle toujours au rendez-vous ?
A 49 ans, le moins qu'on puisse dire est que Jarvis Cocker n'a rien perdu de sa démence maligne. La silhouette est intacte (comme on l'envie !). Ce Claude Rich habité par Ziggy Stardust donne toujours aussi énergiquement le change. Dès le premier titre (un "Do you remember the First time ?" judicieusement choisi) le ton est donné : le show est millimetré. Aucune erreur de parcours à déplorer. Aucune nouvelle chanson non plus. Le choix du répertoire fait la part belle aux années de gloire (de "Razzmatazz" au crépusculaire "We Love Life"). Moments d'hystérie collective sur "Disco 2000" et bien sûr l'incontournable "Common People" cet hymne à tous les perdants magnifiques en laquelle il est bon de voir qu'on est loin d'être les seuls à se reconnaître.
Le concert atteint son paroxysme sur un "This is Hardcore" haut de gamme dont voici un extrait :
pulp - this is hardcore - SOS 4.8 festival in Murcia (4th May 2012)
Sur la grande scène du S.O.S. 4.8 festival à Murcia, en ce 4 May 2012; Pulp a démontré qu'il avait encore tout son potentiel sulfureux et que la pop à papa n'a qu'à bien se tenir. Je suis heureux d'avoir assisté à ce moment.
Mais il serait vraiment injuste de faire de l'ombre aux véritables têtes d'affiches de ce soir. J'ai nommé : The Gossip qui présentait les titres de son nouvel album sur scène.
Et croyez-moi, cet album, ça va être de la bombe ! Le son est résolument disco et les nouvelles chansons, ultra-catchy sont toutes des hits en puissance. "A Joyful Noise" porte bien son nom et Beth Ditto n'a pas besoin d'en faire des tonnes pour prouver qu'elle est une bête de scène. Sans éclipser la prestation de Pulp (c'est d'ailleurs un peu embarrassée et révérencieuse que la chanteuse s'excuse d'avoir pris la pole position); Gossip assure la relève, haut la main.
Ces deux concerts "haut de gamme" restent incontestablement l’évènement musical marquant de ma Semaine Tendancieuse espagnole. Et puis, un festival sans pluie, ça n'a pas de prix...foi de Belge blasé...
Ceux qui ont vu Pulp sur scène au sommet de sa gloire (au mileu des années 90) savent que le titre de champions toutes catégories de la "Britpop" (ce courant musical né sur les cendres du madchester sound) n'a jamais appartenu à Blur ou Oasis. Haut la main, Jarvis Cocker a raflé toutes les médailles : bête de scène, brillant songwriter et trublion à l'activisme mémorable (sa "prestation" ridiculisant Michael Jackson aux MTV Music Awards est restée dans beaucoup de mémoires comme le symbole de la lutte contre la médiocrité artistique...)
Mais 20 ans plus tard...la superbe serait-elle toujours au rendez-vous ?
A 49 ans, le moins qu'on puisse dire est que Jarvis Cocker n'a rien perdu de sa démence maligne. La silhouette est intacte (comme on l'envie !). Ce Claude Rich habité par Ziggy Stardust donne toujours aussi énergiquement le change. Dès le premier titre (un "Do you remember the First time ?" judicieusement choisi) le ton est donné : le show est millimetré. Aucune erreur de parcours à déplorer. Aucune nouvelle chanson non plus. Le choix du répertoire fait la part belle aux années de gloire (de "Razzmatazz" au crépusculaire "We Love Life"). Moments d'hystérie collective sur "Disco 2000" et bien sûr l'incontournable "Common People" cet hymne à tous les perdants magnifiques en laquelle il est bon de voir qu'on est loin d'être les seuls à se reconnaître.
Le concert atteint son paroxysme sur un "This is Hardcore" haut de gamme dont voici un extrait :
pulp - this is hardcore - SOS 4.8 festival in Murcia (4th May 2012)
Sur la grande scène du S.O.S. 4.8 festival à Murcia, en ce 4 May 2012; Pulp a démontré qu'il avait encore tout son potentiel sulfureux et que la pop à papa n'a qu'à bien se tenir. Je suis heureux d'avoir assisté à ce moment.
Mais il serait vraiment injuste de faire de l'ombre aux véritables têtes d'affiches de ce soir. J'ai nommé : The Gossip qui présentait les titres de son nouvel album sur scène.
Et croyez-moi, cet album, ça va être de la bombe ! Le son est résolument disco et les nouvelles chansons, ultra-catchy sont toutes des hits en puissance. "A Joyful Noise" porte bien son nom et Beth Ditto n'a pas besoin d'en faire des tonnes pour prouver qu'elle est une bête de scène. Sans éclipser la prestation de Pulp (c'est d'ailleurs un peu embarrassée et révérencieuse que la chanteuse s'excuse d'avoir pris la pole position); Gossip assure la relève, haut la main.
Ces deux concerts "haut de gamme" restent incontestablement l’évènement musical marquant de ma Semaine Tendancieuse espagnole. Et puis, un festival sans pluie, ça n'a pas de prix...foi de Belge blasé...
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